http://www.jacquesvallee.net/bookdocs/uapdefinitif.pdf
Proposition d’un Modèle à six Niveaux pour les Phénomènes Paranormaux
Niveau 1
Nous commencerons par le niveau physique, clairement présent dans la plupart des
témoignages qui décrivent un objet qui peut :
· occuper une position dans l’espace géométriquement définie,
· est mobile dans le temps,
· interagir avec l’environnement par des effets thermiques,
· produire des émissions ou des extinctions lumineuses à partir desquelles il est possible
de faire des estimations de production d’énergie,
· s'accompagner de turbulences,
· en cas d’atterrissage, laisser des traces sous forme de tassements, dépressions ou
brûlures permettant des estimations de la masse et l'intensité de l'énergie déployée,
· être photographié,
· abandonner des résidus matériels compatibles avec les données de la chimie,
· est à l’origine de perturbations électriques, magnétiques ou gravitationnelles.
Du simple point de vue de la physique, ces PAN sont par conséquent compatibles avec le
concept d’une technologie organisée autour d‘une machine qui utiliserait un système de
propulsion révolutionnaire. C’est l’existence de cette caractéristique qui a conduit la plus
grande partie des ufologues a affirmer que les ovnis et les phénomènes connexes représentent
des véhicules extraterrestres.
Niveau 2
A défaut d’un terme plus approprié, nous l’avons appelé anti-physique 9.
Les variables sont les mêmes que celles de la catégorie précédente, mais elles se présentent
selon un modèle qui contredit celui que nous propose la physique moderne car les objets sont
en même temps décrits comme physiques et matériels mais également comme capables de :
· pénétrer dans le sol,
· augmenter, diminuer ou changer de forme sur place,
· devenir flous ou transparents sur place,
· se fractionner en deux objets ou plus ou fusionner lentement en un seul,
· disparaître à un endroit et instantanément réapparaître à un autre,
· être observables optiquement de façon continue sans être détectés au radar,
· produire un temps manquant, une dilatation ou une contraction du temps,
· produire des inversions topologiques ou des dilations de l'espace (objet estimé de
petite taille ou n’occupant qu’un espace réduit alors que le(s) témoin(s) di(sen)t que
son volume intérieur excède de plusieurs fois sa taille extérieure),
· apparaître sous forme de globes lumineux intensément colorés et sous contrôle
intelligent .
C'est ce genre de descriptions qui conduisent la plupart des scientifiques classiques à reléguer
de tels phénomènes dans la catégorie des hallucinations ou des mystifications.
Niveau 3
Ce niveau s’intéresse à la psychologie des témoins, à leur environnement et statut social
Les observateurs tendent à voir des PAN dans leur environnement normal et au sein de leur
communauté sociale habituelle. Confrontés à la présence d’objets non conventionnels, ils vont
chercher à les évacuer comme des événements banals jusqu’au moment où ils seront amenés
à l’inévitable conclusion qu’il s’agit d’un objet réellement inconnu.
Niveau 4
Les réactions somatiques représentent un autre stade significatif d’information.
Le phénomène est présenté comme pouvant produire des effets perçus par l’être humain
comme des :
· sons : bourdonnements, vrombissements, ronronnements, sifflements, déplacements
d’air, bruits de tempête, vrillements aigus ou rugissements sourds, etc.
· vibrations,
· brûlures,
· paralysies partielles ou pseudo paralysies 11 (incapacité de bouger un muscle),
· sensation de chaleur ou de froid extrême,
· odeurs : puissantes, douçâtres ou étranges, d’oeufs pourris, de sulfure, de moisi, de
musc, etc.
· goût métallique,
· sensations de fourmillements,
· cécité temporaire lors d’une exposition directe à la lumière émise par l’objet,
· nausées,
· hémorragies nasales ou des oreilles, maux de tête sévères,
· difficultés respiratoires (dyspnée),
· abolition de la volonté,
· somnolences prolongées dans les jours qui suivent une rencontre rapprochée.
Niveau 5
La cinquième catégorie d’effets ne peut être qualifiée autrement que de psychique car elle
concerne une série de phénomènes que l'on trouve habituellement relatés dans la littérature
parapsychologique :
· impressions de communication sans passer par les canaux sensoriels habituels,
· phénomènes de poltergeists : déplacements d'objets et sons sans cause spécifique
apparente,
· lévitation du témoin, d’objets ou d’animaux proches,
· manoeuvres de PAN qui semblent anticiper les pensées du témoin,
· rêves ou visions prémonitoires,
· changements de personnalité qui s'accompagnent de l’apparition de facultés nouvelles
chez le témoin
· pouvoirs de guérison .
Niveau 6
Ce dernier niveau pourrait être qualifié de "culturel "
Il se rapporte aux réactions de la société vis-à-vis des témoignages, à la genèse d'une série
d'effets secondaires tels que mystifications, imagerie de la fiction et de la SF, théories
scientifiques, désinformation (cover-up) ou sa dénonciation, censure ou exploitation
médiatique, sensationnalisme, etc. et à l’attitude des membres d’une culture donnée par
rapport aux concepts que les observations de PAN semblent impliquer.
Aux Etats-Unis, le plus grand impact qu'a engendré le phénomène a été l’acceptation générale
de l’idée de l’existence d'une vie extraterrestre et d'une façon plus limitée, mais
potentiellement très significative, un changement dans les concepts de la culture populaire par
rapport aux manifestations d’une intelligence non humaine.
Dans des cultures plus anciennes, telles celles de l’Europe médiévale ou du Portugal des
débuts du XXe siècle, le contexte culturel des observations anormales était fortement entaché
de croyances religieuses.
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vendredi 4 avril 2014
lundi 17 mars 2014
VIDEO :Jacques Vallée - Philippe Guillemant : la double causalité
"Nos intentions causent des effets dans le futur qui deviennent les futures causes d’un effet dans le présent. Je le répète, ceci est en train de devenir un courant dominant de la physique."
Jacques Vallée, TEDx Bruxelles, 22/11/11
extrait :
Je suis ingénieur physicien et je fais de la recherche au CNRS dans le domaine de la physique de l'information. C'est un champ de la physique émergent depuis que la physique donne un sens objectif à l'information et cela revient à comparer l'univers à un ordinateur géant. Cette approche va nous permettre de mieux comprendre le rôle fondamental de la conscience. La question est de savoir quelle relation l'univers entretient avec la conscience, dans quelle mesure il existe en dehors de la conscience et quel rôle elle joue dans la structuration de l'univers.
En fait il n'existe pas de point de vue des physiciens en général sur ce sujet car ils l'évitent la plupart du temps et il n'existe que des points de vue personnels. Le mien est certes original : dire que la conscience enregistre le présent et configure le futur peut paraître déroutant...
Je parle d'un enregistrement DANS l'univers et d'une configuration DE l'univers. Oui, ça veut dire que l'univers aurait besoin de nos consciences comme interface pour acquérir des informations, car on va considérer ici qu'il s'agit d'un univers d'informations.
Mais il faut dire qu'il est fort probable que la plupart du temps la conscience ne structure rien, que l'univers est déjà structuré, que tout se passe comme si la réalité était indépendante de nous. On va cependant développer l'idée que ce n'est pas toujours le cas, c'est à dire que l'univers n'est que partiellement configuré et d'ailleurs la mécanique quantique nous le montre déjà.
A coté de l'information, Il y a un autre concept clé qui est fondamental pour mieux comprendre la conscience, c'est celui du temps.
On croit souvent que le temps est quelque chose d'objectif car c'est la variable t dans les équations de la physique. Nous verrons que ça pourrait ne pas être vrai, que le temps pourrait être subjectif, car on peut éliminer le temps et la variable t des équations de la physique.
En ce qui concerne l'information, on a l'habitude de penser que l'information est subjective parce qu'elle est relative à la personne qui la possède. Nous verrons qu'au contraire l'information est un concept qui est en train de devenir objectif en physique, c'est-à-dire que l'information est en train de devenir une vraie grandeur physique.
On pense que la réalité observée n'est pas quantique parce que quand on l'observe elle apparaît bien déterminée. Mais il se peut que l'observateur rétablisse l'information en observant. Il se peut qu'en complément de ce ce qu'on appelle le processus de décohérence, ce soit l'observateur qui au final redétermine la réalité, qui la réinforme, comme en mécanique quantique.
La physique a un problème avec le présent à cause des équations d'Einstein, de la relativité. Il n'existe aucun présent commun à tous. Il suffit que deux personnes situées au même endroit se déplacent très vite l'une par rapport à l'autre pour qu'elles ne soient pas d'accord sur le présent. Elles peuvent même être presque immobiles l'une par rapport à l'autre mais simplement très éloignées pour ne pas être d'accord non plus. C'est pourquoi Einstein a introduit le modèle de l'univers bloc, que j'ai représenté ici par un cylindre. La tranche circulaire d'un cylindre représente un disque qui correspond à deux dimensions d'espace au lieu de trois et la longueur du cylindre représente le temps. Le disque remplace une sphère qui contiendrait tout l'univers. Cette représentation cylindrique inclut donc tout l'espace-temps, du passé au futur. Il y a donc déjà de quoi douter de la question de savoir si la réalité se crée bien dans le présent.
C'est évidemment contraire à l'intuition habituelle car on a l'habitude de penser que le futur n'existe pas encore. En ce qui concerne le passé on ne sait pas trop mais on veut bien croire qu'il existe encore. Mais dans la vision d'Einstein on remarque que le futur est traité comme le passé, donc il se pourrait fort bien que le futur existe déjà. Comme on ne peut pas se fier au présent, tout se passe comme s'il n'existait pas, or ceci est confirmé par la théorie de la gravité quantique à boucles. Cette théorie est très puissante car elle réconcilie la relativité et la mécanique quantique: le gros problème de la physique actuelle. Elle élimine le temps des équations de la physique, c'est-à-dire la variable t qui représente le présent.
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