http://www.projet22.com/sciences/physique-quantique/article/l-univers-holographique-de-david
Extraits : sur Bohm
Selon lui, puisque la physique quantique fonctionne sans notion d’espace ou de distance, la matière n’est que de l’information, si bien que l’univers peut être comparé à un hologramme.
Un hologramme est une photographie tridimensionnelle faite à l’aide d’un laser. Pour faire un hologramme, l’objet à photographier doit être d’abord baigné dans la lumière d’un rayon laser. Alors un deuxième rayon laser (qui peut être de même source) rebondit sur la lumière du premier reflétée par l’objet et le modèle d’interférence résultant (le secteur où les deux rayons laser se mélangent) est capturé sur le film . Quand le film est développé, il ressemble à un remous sans signification de lignes légères et sombres. Mais aussitôt que le film développé est éclairé par un autre rayon laser, une image tridimensionnelle de l’objet original apparaît.
Le fait important est que le relief est intégralement conservé : en particulier l’observateur pourra voir, en déplaçant son œil, des parties de l’objet les plus proches de lui venir en masquer d’autres situées à l’arrière-plan .
La tridimensionnalité de telles images n’est pas le seul point remarquable. Si un hologramme d’une rose est coupée dans sa moitié et est ensuite éclairée par un laser, on pourra retrouver dans chaque moitié l’image entière de la rose. En effet, même si les moitiés sont divisées de nouveau, chaque morceau de l’image (ou du film) contiendra toujours la version plus petite mais intacte de l’image originale. À la différence d’une photographie standard, chaque partie d’un hologramme contient l’ensemble de l’information possédée par la totalité. Cette caractéristique du "tout dans chaque partie" fournit une voie entièrement nouvelle pour comprendre et pour gérer l’ordre et l’organisation
Bohm ajoute que nous voyons les objets comme des microparticules, comme séparées l’une de l’autre, parce que nous ne voyons seulement qu’une partie de la réalité. De telles particules ne sont pas "des parties" séparées, mais les facettes d’une unité sous-jacente, semblable à un hologramme. Cette unité serait proprement indivisible, comme pour l’exemple de l’hologramme fait à partir d’une rose. Tout objet de la réalité physique serait compris dans des eidolons, l’univers lui-même serait une projection, un hologramme.
Dans un univers holographique, même le temps et l’espace ne pourraient plus être vus comme principes de base, parce que des concepts comme l’emplacement et la mesure s’écroulent.
Dans un univers dans lequel rien n’est vraiment séparé d’autre chose, le temps et l’espace tridimensionnel, comme les images du poisson sur le moniteur de contrôle, doivent aussi être vus comme les projections d’un ordre et d’une unité plus profonds. Cette réalité sous-jacente peut être conçue comme une sorte de superhologramme dans lequel le passé, le présent et l’avenir existent simultanément. Cela suggère que si l’on nous donnait les outils appropriés (dans l’hypothèse où ces outils puissent exister), nous serions capables d’atteindre au niveau superholographique les scènes du passé… et de l’avenir.
Sur Pribram :
Travaillant indépendamment dans le domaine du cerveau, le professeur Standford et le neurophysiologiste Karl Pribram sont aussi persuadés de la nature holographique de réalité. Pribram a tiré du modèle holographique une explication permettant de résoudre l’énigme du stockage de la mémoire dans le cerveau.
Les progrès de la recherche ont permis de montrer que la mémoire était dispersée partout dans le cerveau, que si elle sélectionnait telle partie dans son activité, chaque autre partie du cerveau (y compris de l’autre hémisphère) contenait l’ensemble des informations (y compris des fonctions du cerveau).
La théorie de Pribram explique aussi comment le cerveau humain peut stocker tant de souvenirs (et des souvenirs complexes, précis) dans si peu d’espace (et pouvoir les rappeler à volonté, les associer, etc.). Pour l’anecdote, il a été évalué que le cerveau de l’homme avait la capacité pour retenir quelque chose de l’ordre de 10 milliard de "particules" d’information pendant la durée d’une vie moyenne, grossièrement la même quantité d’information contenue dans cinq collections de l’Encyclopedia Britannica. Cela signifie simplement qu’on ne connaît pas actuellement les limites de la mémoire du cerveau humain (d’où l’intérêt des études sur les génies de la mémoire, tels que les autistes surdoués). Or, les hologrammes possèdent une capacité étonnante pour stocker de l’information : simplement en changeant l’angle de l’un des deux lasers qui frappent en une partie le film photographique, il est possible d’enregistrer beaucoup d’images différentes sur la même surface. Il a été démontré qu’un centimètre cube de film (holographique) peut tenir bien 10 milliards de particules d’information. C’est ici que l’anecdote devient coïncidence…
http://www.chaouqi.net/index.php?2005/04/17/13-karl-pribram-et-le-cerveau-holographique
Extraits :
En 1987, l'Américain Stanislav Grof, directeur du Centre de recherches psychiatriques du Maryland, déclara que le modèle holographique était le seul à pouvoir expliquer les expériences archétypales, à savoir les rencontres avec l'inconscient collectif et les états modifiés de conscience. En 1987, le physicien canadien David Peat de la Queen's University soutint que la synchronicité - des coïncidences insolites et si riches de sens qu'elles ne peuvent résulter du seul hasard - trouve son explication dans le modèle holographique. Elle trahirait des processus de pensée infiniment plus connectés que nous ne le soupçonnons.
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