lundi 17 mars 2014

univers et cerveau holographique : Bohm et Pribram

http://www.projet22.com/sciences/physique-quantique/article/l-univers-holographique-de-david


Extraits : sur Bohm

Selon lui, puisque la phy­sique quan­tique fonc­tionne sans notion d’espace ou de dis­tance, la matière n’est que de l’information, si bien que l’univers peut être comparé à un hologramme.


Un holo­gramme est une pho­to­graphie tri­di­men­sion­nelle faite à l’aide d’un laser. Pour faire un holo­gramme, l’objet à pho­to­gra­phier doit être d’abord baigné dans la lumière d’un rayon laser. Alors un deuxième rayon laser (qui peut être de même source) rebondit sur la lumière du premier reflétée par l’objet et le modèle d’interférence résultant (le secteur où les deux rayons laser se mélangent) est capturé sur le film . Quand le film est déve­loppé, il res­semble à un remous sans signi­fi­cation de lignes légères et sombres. Mais aus­sitôt que le film déve­loppé est éclairé par un autre rayon laser, une image tri­di­men­sion­nelle de l’objet ori­ginal apparaît.



Le fait important est que le relief est inté­gra­lement conservé : en par­ti­culier l’observateur pourra voir, en déplaçant son œil, des parties de l’objet les plus proches de lui venir en masquer d’autres situées à l’arrière-plan .



La tri­di­men­sion­nalité de telles images n’est pas le seul point remar­quable. Si un holo­gramme d’une rose est coupée dans sa moitié et est ensuite éclairée par un laser, on pourra retrouver dans chaque moitié l’image entière de la rose. En effet, même si les moitiés sont divisées de nouveau, chaque morceau de l’image (ou du film) contiendra tou­jours la version plus petite mais intacte de l’image ori­ginale. À la dif­fé­rence d’une pho­to­graphie standard, chaque partie d’un holo­gramme contient l’ensemble de l’information pos­sédée par la totalité. Cette carac­té­ris­tique du "tout dans chaque partie" fournit une voie entiè­rement nou­velle pour com­prendre et pour gérer l’ordre et l’organisation



Bohm ajoute que nous voyons les objets comme des micro­par­ti­cules, comme séparées l’une de l’autre, parce que nous ne voyons seulement qu’une partie de la réalité. De telles par­ti­cules ne sont pas "des parties" séparées, mais les facettes d’une unité sous-​​jacente, sem­blable à un holo­gramme. Cette unité serait pro­prement indi­vi­sible, comme pour l’exemple de l’hologramme fait à partir d’une rose. Tout objet de la réalité phy­sique serait compris dans des eidolons, l’univers lui-​​même serait une pro­jection, un holo­gramme.



Dans un univers holo­gra­phique, même le temps et l’espace ne pour­raient plus être vus comme prin­cipes de base, parce que des concepts comme l’emplacement et la mesure s’écroulent.



Dans un univers dans lequel rien n’est vraiment séparé d’autre chose, le temps et l’espace tri­di­men­sionnel, comme les images du poisson sur le moniteur de contrôle, doivent aussi être vus comme les pro­jec­tions d’un ordre et d’une unité plus pro­fonds. Cette réalité sous-​​jacente peut être conçue comme une sorte de super­ho­lo­gramme dans lequel le passé, le présent et l’avenir existent simul­ta­nément. Cela suggère que si l’on nous donnait les outils appro­priés (dans l’hypothèse où ces outils puissent exister), nous serions capables d’atteindre au niveau super­ho­lo­gra­phique les scènes du passé… et de l’avenir.



Sur Pribram :

Tra­vaillant indé­pen­damment dans le domaine du cerveau, le pro­fesseur Standford et le neu­ro­phy­sio­lo­giste Karl Pribram sont aussi per­suadés de la nature holo­gra­phique de réalité. Pribram a tiré du modèle holo­gra­phique une expli­cation per­mettant de résoudre l’énigme du sto­ckage de la mémoire dans le cerveau.


Les progrès de la recherche ont permis de montrer que la mémoire était dis­persée partout dans le cerveau, que si elle sélec­tionnait telle partie dans son activité, chaque autre partie du cerveau (y compris de l’autre hémi­sphère) contenait l’ensemble des infor­ma­tions (y compris des fonc­tions du cerveau).



La théorie de Pribram explique aussi comment le cerveau humain peut stocker tant de sou­venirs (et des sou­venirs com­plexes, précis) dans si peu d’espace (et pouvoir les rap­peler à volonté, les associer, etc.). Pour l’anecdote, il a été évalué que le cerveau de l’homme avait la capacité pour retenir quelque chose de l’ordre de 10 mil­liard de "par­ti­cules" d’information pendant la durée d’une vie moyenne, gros­siè­rement la même quantité d’information contenue dans cinq col­lec­tions de l’Encyclopedia Bri­tannica. Cela signifie sim­plement qu’on ne connaît pas actuel­lement les limites de la mémoire du cerveau humain (d’où l’intérêt des études sur les génies de la mémoire, tels que les autistes sur­doués). Or, les holo­grammes pos­sèdent une capacité éton­nante pour stocker de l’information : sim­plement en chan­geant l’angle de l’un des deux lasers qui frappent en une partie le film pho­to­gra­phique, il est pos­sible d’enregistrer beaucoup d’images dif­fé­rentes sur la même surface. Il a été démontré qu’un cen­ti­mètre cube de film (holo­gra­phique) peut tenir bien 10 mil­liards de par­ti­cules d’information. C’est ici que l’anecdote devient coïncidence…



http://www.chaouqi.net/index.php?2005/04/17/13-karl-pribram-et-le-cerveau-holographique



Extraits :

En 1987, l'Américain Stanislav Grof, directeur du Centre de recherches psychiatriques du Maryland, déclara que le modèle holographique était le seul à pouvoir expliquer les expériences archétypales, à savoir les rencontres avec l'inconscient collectif et les états modifiés de conscience. En 1987, le physicien canadien David Peat de la Queen's University soutint que la synchronicité - des coïncidences insolites et si riches de sens qu'elles ne peuvent résulter du seul hasard - trouve son explication dans le modèle holographique. Elle trahirait des processus de pensée infiniment plus connectés que nous ne le soupçonnons.

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